Sur-alimenté et sous-nourri : est-ce votre cas ?

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Sur-alimenté et sous-nourri : est-ce votre cas ?

« Nous vivons dans un monde sur-alimenté et sous-nourri ».

Lorsque j’ai lu pour la première fois cette phrase dans l’ouvrage « Des Miracles Invisibles » du Dr Myron Wentz, c’est comme si cela m’avait provoqué une grosse fracture du cerveau : craccckkkkkkkkk !!!

Comme dans un dessin animé, où le personnage buterait de plein fouet sur un poteau électrique et que les deux hémisphères de son cerveau se retrouveraient chacun de leur côté, montés sur des petites pattes avec une petite bouche et des petits yeux globuleux qui se regarderaient en chien de faïence de part et d’autre du poteau. Sauf que ce n’était pas un pylone électrique, mais un gros poteau indicateur avec le panneau clignotant : « PRISE DE CONSCIENCE ». Ouch !

« Nous vivons dans un monde sur-alimenté et sous-nourri ».

Mon cerveau droit, celui de l’intuition, considérait cette phrase dans une sorte de béatitude : « Enfin ! soufflait-il dans un grand sourire serein. C’est ce que je pensais depuis si longtemps, …mais tu ne voulais pas m’entendre, Nathy d’Eurveilher. » Heu, bon pour le reproche, tu peux éviter d’en rajouter s’il te plaît ! Et mon cerveau droit observait avec un malin plaisir mon cerveau gauche, en pleine fureur, tellement outré, choqué : « Nan mais c’est du grand n’importe quoi ! Referme ce bouquin à la noix ! Sur-alimenté et sous-nourri, on nous prend pour des idiots ! Si tu t’alimentes, tu te nourris, c’est bien connu ! C’est pas du tout rationnel ce truc, alors perds pas ton temps avec ça, Nathy : t’as envie de science fiction, relis-toi Le Papillon des Étoiles ou Le Meilleur des Mondes, et puis fiche nous la paix ! »
Je vous l’ai dit : une grosse fracture ! Mon hémisphère de l’intuition était tout gai et mon cerveau du rationnel était vraiment furax, dans le déni.

Pourtant, si l’on regarde de plus près, cette phrase est l’une des plus sensées, des plus justes, des plus puissantes qu’il m’ait été donné de lire dans le domaine de l’alimentation santé.

Pour vous, chère Lectrice, y a t-il une différence entre l’alimentation et la nutrition ? Pensez-vous que tout ce que vous mangez contribue à vous nourrir aussi ?

C’est ce que je pensais, jusqu’à ce que je fasse l’expérience dans mon propre corps que les aliments et les nutriments sont deux notions, deux réalités à bien distinguer.

Aliments et nutriments

Lorsque vous faites votre marché et que vous choisissez vos légumes, vos fruits, votre poisson ; lorsque vous passez à table et que vous salivez devant les mets dans votre assiette …. Ce que voient vos yeux alors, ce sont des aliments. Et face à ces aliments, vous vous dites : « miam miam ! je vais me régaler ». Et c’est une excellente chose, car manger avec plaisir est un acte important.

Cependant, soyez consciente que ce que votre organisme recherche, lui, ce sont des nutriments. Et face à ces nutriments, il se dit : « chouette ! chouette ! je vais pouvoir me construire, me réparer, me développer ! ».

Les nutriments désignent un ensemble de composés organiques et minéraux fournis dans les aliments et absolument nécessaires à l’organisme vivant pour assurer et entretenir la vie.

Donc, la seule chose qui intéresse notre organisme quand nous mangeons, c’est la quantité et la variété de nutriments que nous allons pouvoir lui fournir.

Macronutriments et Micronutriments.

Notre alimentation doit donc nous nourrir, c’est-à-dire nous fournir les nutriments qui nous sont nécessaires et indispensables au développement et à la vie de notre organisme.
Là encore, il s’agit de distinguer les macronutriments et les micronutriments.

Tous les aliments, quels qu’ils soient, sont composés de macronutriments : glucides, lipides, protéines, eau. On les exprime en terme de calories.
Les micronutriments, eux, désignent l’ensemble des vitamines, minéraux, oligo-éléments qui sont indispensables au bon fonctionnement des cellules et actions métaboliques de notre organisme.

Pour mieux comprendre, imaginez maintenant que notre corps est une maison. (ce qui – soit dit en passant – est le cas, puisque le corps est la maison charnelle qu’habite l’âme au cours de son séjour temporel dans cette vie terrestre présente).
Donc, notre corps est une maison. Comme toute habitation, il a besoin d’être entretenu, réparé le cas échéant, maintenu en bon état pour que cette maison soit agréable à vivre et qu’on puisse y demeurer longtemps.
Pour construire, entretenir, réparer une maison, nous avons besoin à la fois de matériaux et d’outils. Et bien, il en est de même pour nous.
Pour une maison, les matériaux sont le bois, le béton, les vitres, le carrelage, les parpaings, etc. Pour notre organisme, les matériaux sont les glucides, les protéines, les lipides, l’eau, autrement dit les macronutriments. Nous pouvons disposer de tous les matériaux adéquats, il nous sera impossible de construire ou réparer notre maison si l’on n’a pas d’échelle, de truelle, de fil à plomb, de scie, de tournevis, de fer à souder, etc, si nous n’avons pas les outils adaptés pour les utiliser. Les outils pour notre organisme, ce sont les micronutriments : vitamines, minéraux, oligo-éléments.

Idéalement, chaque aliment devrait nous apporter à la fois des macronutriments et des micronutriments de qualité. J’ai bien dit idéalement, car ce n’est pas systématiquement le cas, loin de là.

Composition des aliments

Prenons par exemple l’épinard qui, dans la pensée populaire, incarne bien un aliment sain et diététique. Celui-ci est très pauvre en lipides, très riche en antioxydants ; il offre un apport correct en fibres. L’intérêt de l’épinard tient aussi dans sa teneur en lutéine et zéaxanthine qui sont très importantes pour la santé des yeux. Il est une excellente source de :

  • vitamine A … mais sous sa forme de béta-carotène et pas du tout sous sa forme de rétinol,
  • vitamine K, … mais uniquement de K1 et non contient pas de K2 qui est une vitamine très importante pour la santé cardiovasculaire
  • vitamine B9 … mais une infime quantité des autres vitamines du groupe B et zéro B12

Par ailleurs, sa réputation sur sa richesse en fer (incarnée par le personnage de Popeye) est vraiment surfaite car il est loin d’être l’aliment le plus riche en fer (à peine 3,61g/100g)… et le fer contenu dans les épinard a besoin de vitamine C pour être assimilé par notre organisme.
Nous le voyons, c’est un excellent aliment, mais il n’est pas en mesure de nous fournir l’ensemble des micronutriments dont nous avons besoin.

Autre exemple avec le poulet qui est une excellente source de protéines maigres, tout en étant pauvre en glucides et en lipides (si on prend le blanc de poulet cuit sans peau, sinon ça change la donne). Mais il ne contient aucune fibre alimentaire alors que pour être en santé, il nous en faut pas moins de 35 g par jour. Il a des apports intéressants en vitamines du groupe B, mais insignifiants voire inexistants en vitamine D ou en vitamine C.

Aucun aliment n’est parfait. Aucun aliment n’est en mesure de nous fournir suffisamment les nutriments dont nous avons besoin.

Et nous ne parlons ici que d’aliments naturels … parce que les aliments industriels, transformés, raffinés sont aussi complètement appauvris en micronutriments, à tel point que les industriels vont en ajouter artificiellement (c’est ce qu’ils appellent les aliments « enrichis »).

Des besoins en micronutriments très pointus.

La clé de l’efficacité de tous les mécanismes dans notre corps, est la capacité pour notre organisme de disposer de tous les outils dont il a nécessairement besoin : les micronutriments.
La deuxième clé d’efficacité réside dans la synergie d’action de ces micronutriments.

Une carence en un seul micronutriment – vitamine ou minéral – va systématiquement entraîner le dysfonctionnement de plusieurs réactions métaboliques dans l’organisme et peut également avoir pour conséquence une pathologie ou une maladie.

Ainsi, comme l’explique Karen Sullivan dans son ouvrage de référence « Vitamines et Minéraux », une carence prolongée en vitamine A (rétinol) peut aboutir entre autres à des problèmes de vue, notamment la cécité crépusculaire. Ce n’est pas pour rien qu’en Egypte antique, on faisait manger de grosses quantités de foie de bœuf à ceux qui présentaient les premiers signes de cécité : en effet, le foie de bœuf – et les abats en général – est un des aliments les plus riches en rétinol.
Mais la vitamine A intervient dans bien d’autres domaines dans notre organisme : le système immunitaire, la formation osseuse, la synthèse des protéines, l’assimilation du calcium, la constitution de la rétine de l’œil, la production d’énergie, etc.

En voilà un bon exemple ! La production d’énergie, qui est l’enjeu crucial, fondamental, vital de notre organisme. Or, pour que nos cellules puissent produire de l’énergie de manière optimale, elles ont besoin simultanément de glucose comme matériau et de pas moins de 16 micronutriments oeuvrant en synergie : vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B8, A, magnésium, molybdène, sodium, potassium, fer, soufre, cuivre, phosphore et coenzyme Q10. L’absence ou la carence prolongées de l’un ou l’autre de ces éléments compromet l’efficacité de la production d’énergie … et entraîne, premier symptôme patent, la fatigue.

Or, la grande majorité des populations occidentales, d’Europe et d’Amérique du Nord, est carencée en vitamines du groupe B et en magnésium. Pourtant, la grande majorité de ces populations mange en moyenne pour plus de 3000 calories /jour, donc bien au-dessus du seuil conseillé (2500 cal/jour pour les hommes et 2000 cal/jour pour les femmes).

C’est ce qui fait dire au Pr. Jenny Gunton : « On peut manger beaucoup de calories  sans consommer suffisamment de nutriments. » … Sur-alimentation et sous-nutrition …

Calories vides et carences nutritionnelles

Avez-vous vu cet impressionnant reportage de Morgan Spurlock intitulé Super Size Me ?
Si ce n’est pas le cas, je vous le conseille très vivement ! Ce documentaire, récompensé d’un prix au Festival Sundance et d’une nomination aux Oscars, est particulièrement édifiant.
Morgan Spurlock, pour mesurer les effets de la malbouffe sur le corps humain, s’est auto-proclamé cobaye et a filmé son expérience : jour après jour, semaines après semaines, il n’a consommé que des repas issus des fast-food et de plats industriels … jusqu’à en tomber (sérieusement) malade. Sa consommation de calories avait augmenté de façon exponentielle, mais pour autant la qualité des macronutriments ingérés était fort dégradée et les carences nutritionnelles occasionnant des dysfonctionnements pathologiques se sont accrues.
Il a expérimenté le profil type d’une alimentation de calories vides : des calories mais sans apports nutritionnels. Le summum de la sur-alimentation et de la sous-nutrition … et ses conséquences fâcheuses.

Sans arriver à cet extrême, il est important de garder en tête que chaque aliment ne contient que quelques nutriments, en quantité variable, mais apporte toujours des calories.

Dans notre alimentation contemporaine, en dessous de 2700 kcal/jour, nous n’avons pas l’ensemble des vitamines et minéraux nécessaires au fonctionnement normal de nos cellules, de notre organisme. Or, au-dessus de 2700 kcal/jour, une personne de corpulence moyenne se retrouve à terme en situation de surpoids… et malgré cela, avec des carences en micronutriments du fait des choix alimentaires inappropriés.

Notre alimentation moderne n’est donc pas en mesure de couvrir nos besoins en vitamines et minéraux ; ce que confirment les enquêtes et études épidémiologiques réalisées sur les 30 dernières années (ESVITAF; SUVIMAX, Étude de Bourgogne, etc).
Ainsi, 40 à 90% des adultes français ont une carence de + 30% des ANR en vitamine E ; un déficit majeur de vitamine D est constaté chez 80% des Français ; et une large part de la population est carencée notablement en vitamines du groupe B, de même que l’insuffisance de magnésium concerne + 50% des adultes.

Même dans le cas des personnes qui estiment – souvent avec raison et des arguments sérieux – avoir une alimentation saine et équilibrée, ces carences nutritionnelles sont observées à des échelles différentes.
Dominique M. Mascolo, Chercheur en Nutrition et en Activités Physiques, ancien Professeur associé à la Faculté de Médecine préventive et sociale de Laval, fondateur du programme de ré-équilibrage alimentaire MenusPerso (et, pour mon plus grand bonheur également mon tendre époux !), est un collectionneur de journaux alimentaires. Depuis 10 ans, il en a étudié plus de 3800 avec pour constat systématique : des carences nutritionnelles sont toujours observées, quelles que soient la qualité et la diversité de l’alimentation de la personne.

Voici deux exemples, parmi des centaines d’autres, d’une situation non consciente de sous-nutrition chez des personnes qui pourtant ont une alimentation plutôt meilleure que la moyenne.

Ainsi, pour Madame M. qui considère manger varié, sain et équilibré, avec des fruits et légumes à chaque repas (et des fruits et légumes bio qui viennent de son jardin ou du marché des producteurs), nous constatons que pour un apport calorique un peu supérieur à ses besoins personnels ( 1765 kcal/jour vs 1600 kcal), elle cumule un grand nombre de carences : en oméga-3, en vitamines A, D, E, K, en vitamines B5, B6, B12, en calcium, en sodium, en zinc.

Madame D. fut une de nos rares clientes du programme MenusPerso à ne pas avoir de carence en fibres alimentaires ni en oméga-3. Elle a une alimentation très riche en fruits et légumes frais et de saison, ainsi qu’en poisson, bref une alimentation de type méditerranéen. Cependant, et bien qu’elle soit au-dessus de ses apports caloriques recommandés, elle entre dans la catégorie majoritaire des gens qui ont des carences récurrentes en calcium, magnésium, et aussi en vitamines du groupe B, vitamine D, et vitamine C.

Ces situations sont non seulement aggravées mais aussi pérennisées dans le cas d’une alimentation déséquilibrée et/ou manquant de diversité et/ou trop riche en aliments industriels transformés (ceux-ci étant souvent appauvris en nutriments bien que riches en calories).

Le déséquilibre d’apport en macronutriments de qualité et le sous-apport en micronutriments essentiels génèrent à terme le développement de maladies spécifiques et/ou une dégénérescence cellulaire prématurée. C’est ainsi que l’on peut constater dans le premier cas la réapparition actuelle de maladies que l’on croyait éradiquées ou appartenant à une autre époque, comme le scorbut ; et dans le deuxième cas la multiplication exponentielle des maladies de civilisation, également appelées maladies dégénératives ou maladies chroniques, devenues la toute première cause de mortalité dans le monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé (1).

Êtes-vous concernée par les conséquences des carences nutritionnelles ?

Imagineriez-vous qu’une des maladies typiques des corsaires, pirates et autres marins au long cours du XVIIème siècle fasse sa réapparition subite au XXIème dans les riches pays industriels ?!

Et non, ce n’est pas une quelconque malédiction des mers made in Captain Jack Sparrow ni le scénario catastrophe d’attentat à l’arme bactériologique que doit déjouer l’agent du FBI d’une série à la mode.
Le scorbut, maladie grave et potentiellement mortelle si elle n’est pas soignée à temps, est directement déclenchée par une carence importante en vitamine C.
Et cette carence, c’est ni plus ni moins le résultat d’une facette de notre alimentation moderne : pas assez de fruits et légumes, et/ou trop de préparations industrielles pauvres en nutriments.

C’est ainsi que le Pr. Jenny Gunton que j’ai cité un peu plus haut, directrice du Centre de recherches sur le diabète, l’obésité et l’endocrinologie de l’Institut Westmead de Sydney, a révélé au monde le retour du scorbut dans son étude publiée en novembre 2016 dans le journal international Diabetic Medicine.

Le scorbut va provoquer des hématomes, des hémorragies de la peau et des gencives, des douleurs articulaires, des défauts de cicatrisation et, à terme, la mort.

«Le corps humain ne peut synthétiser la vitamine C alors nous devons manger des aliments qui en contiennent», martèle Jenny Gunton dans les interwiews qu’elle accorde à la presse. 3 mois de carence régulière en vitamine C suffisent à déclencher un scorbut. Heureusement, tous les patients diagnostiqués – que ce soit en Australie, en Grande-Bretagne, au Canada ou en France – ont tous été guéris après un traitement à base de forte dose de vitamine C sous forme de complément nutritionnel.
Sans en arriver au cas extrême du scorbut, le Pr. Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste à l’institut Pasteur de Lille alerte sur le fait que « au moins un tiers de la population a un déficit en vitamine C, soit au-dessous de 66 % des apports recommandés. » Ce qui accroit les risques de maladies dégénératives, dont les maladies cardio-vasculaires. (4)

Nous voyons là un exemple frappant de l’importance d’une part d’avoir une alimentation variée, et d’autre part de s’assurer des apports optimum en vitamines et minéraux … d’autant que les effets des carences en micronutriments, même les carences légères, sont beaucoup plus pernicieux, comme l’a démontré l’éminent Professeur de Biochimie et Biologie moléculaire, Bruce Ames, avec sa théorie du triage (5)

Lorsque l’organisme ne dispose pas de l’ensemble des micronutriments dans les quantités suffisantes et adéquates dont il a besoin, il va gérer ce déficit en affectant les micronutriments disponibles uniquement aux besoins de la survie à court terme, et ce au détriment de la survie à long terme.

 

 

Un exemple pour faciliter la compréhension ; et pour cela je vais reprendre la métaphore de la maison.
Imaginez que chaque mois, vous avez impérativement besoin de 100 dollars ou euros pour entretenir votre maison de manière optimale.
Sauf que vous n’avez à votre disposition que 30 $ ou €. Qu’allez-vous faire ?
Naturellement, vous allez parer au plus urgent, à ce qui dépend de votre survie/confort immédiat : vous allez acheter des produits d’entretien pour le ménage, faire changer le carreau brisé dans votre chambre, nettoyer le perron pour éviter que les tas de feuilles ou les tas de neige vous empêchent d’entrer dans la maison, investir dans du produit pour déboucher l’évier de la cuisine… mais vous n’allez pas vous préoccuper de ces tuiles sur le toit qui se détachent, et vous n’avez pas les moyens de vous soucier de ce trou dans la plainte qui ressemble à un passage de termites, vous n’avez pas d’argent pour investiguer sur la fuite que vous soupçonnez dans la tuyauterie de la cuisine, non.
En l’absence d’argent suffisant, vous focalisez vos dépenses sur l’entretien le plus courant, le plus immédiat. Et ça passe.
Mais au bout de quelques mois, quelques années à ce régime, un jour vous vous réveillez avec le toit qui est complètement pourri à cause de toutes les tuiles cassées qui ont laissé passer la pluie ; vous n’êtes plus capable de fermer vos fenêtres car les termites ont tout dévoré et les moisissures se sont infiltrées partout ; et le carrelage de la cuisine éclate sous la pression d’eau de la fuite qui est devenue trop importante.
Vous vous retrouvez avec une maison vétuste, délabrée, quasi invivable et il y en a pour des dizaines de milliers de dollars/euros de réparation.

C’est le même mécanisme qui se met en place dans notre organisme lorsque les micronutriments ne sont pas présents et disponibles en abondance, explique le Pr. Bruce Ames dans sa théorie du triage. À cause du manque, l’organisme n’est pas capable de couvrir tous ses besoins pour accomplir toutes ses fonctions métaboliques, il va donc trier les options et privilégier les fonctions nécessaires à la survie immédiate et ce faisant, il va délaisser les fonctions qui assurent la survie et la santé à long terme. De manière silencieuse, invisible et insidieuse, se créent alors les conditions d’affaiblissement de certains organes, de dysfonctionnement chronique et donc d’apparition de la maladie. Celle-ci ne se déclenche pas du jour au lendemain : elle est le processus long et insidieux d’une dégradation lente et constante de fonctions métaboliques du fait de l’insuffisance d’apports en micronutriments, d’une sous-nutrition.

Pr. Bruce Ames résume ses résultats d’étude de la manière suivante : «  Je pense que des dommages métaboliques insidieux se produisent, même avec seulement de très faibles déficiences en micronutriments et qu’ils vont augmenter le risque de cancer, de maladie cardio-vasculaire, de dysfonctionnement cognitif et d’autres maladies associées au vieillissement. »

Plusieurs études de Bruce Ames ont démontré de manière significative que la carence prolongée en vitamines et minéraux aboutit même à des dommages sur l’ADN (6), qui eux-mêmes conduiront à l’apparition 10 ou 15 ans plus tard de cancers ou autres maladies neuro-dégénératives.

Dans diverses interviews qu’il a données, le Pr. Ames souligne :
« La plus grande partie de la communauté de la nutrition est concentrée sur la nécessité d’avoir une bonne alimentation équilibrée (ce qui, bien sûr, est important), mais en réalité, la plupart des gens n’ont pas une bonne alimentation équilibrée. Nous nous remplissons de trop de sucre raffiné, d’amidon, de graisse et d’alcool. Dans le monde, la plupart des gens manquent d’un ou de plusieurs micronutriments. On essaie depuis trente ans, avec peu de succès, de faire en sorte que les gens aient une alimentation équilibrée. Donc, je pense qu’il y a sans aucun doute un rôle pour la supplémentation en tant qu’assurance. »

 

« Nous vivons dans un monde sur-alimenté et sous-nourri ».
Nous en revenons à la phrase culte de l’émérite microbiologiste et immunologiste, Dr. Myron Wentz.

 

 

Créez l’équilibre Alimentation-Nutrition pour en faire bénéficier votre santé et votre vitalité !

Le Pr. Bruce Ames, qui a fêté ses 88 ans cette année, est un des 100 scientifiques les plus réputés et les plus cités au monde, avec une carrière de 6 décennies et plus de 500 articles scientifiques majeurs à son crédit. Toujours très actif, il s’investit davantage depuis ces 20 dernières années à l’étude de l’impact des déficiences en micronutriments sur la santé et les maladies dégénératives. Pour lui, l’alimentation doit être la plus naturelle possible, la plus diversifiée également pour profiter aussi des phytonutriments présents dans nos aliments, à base de fruits et légumes frais et d’aliments complets. Lui-même a adopté une diète méditerranéenne depuis de fort nombreuses années, qu’il complète avec la prise de compléments nutritionnels et notamment des multivitamines sans fer, et d’oméga-3.

 

Plus développée et plus pratique pour avoir un meilleur guide d’habitudes alimentaires, la pyramide alimentaire mise au point par le Dr Walter Willett et son équipe de Harvard. Dans son ouvrage Eat, Drink and Be Healthy, le Dr Willett – un des plus grands nutritionnistes au monde – a voulu pallier les insuffisances des recommandations des Guides Alimentaires Américain et Canadien (et cela vaut aussi pour le Guide Français).

 

Ainsi, à la base de la pyramide, il recommande :

1/ De bien connaître ses mesures physiologiques et de les suivre
2/ De pratiquer une activité physique régulière
3/ De manger des portions adaptées à ses besoins personnels

 

Dans votre assiette, vous privilégierez les fruits et légumes en grande quantité, en y intégrant régulièrement des légumes crus ou peu cuits. Vous veillerez à consommer des lipides chaque jour, mais en quantité modérée et surtout en choisissant des bons gras. Vous opterez pour des céréales complètes, non raffinées. Pour les protéines animales, la préférence ira vers les œufs, les viandes maigres du type volailles, et les poissons incluant poissons gras et crustacés. Vous diversifierez les apports avec des protéines végétales de type légumineuses, tofu et ses dérivés. Les produits laitiers doivent être consommés en quantité plus réduite, en évitant ceux qui sont les plus gras (notamment les fromages à plus de 30% de matière grasse). Vous éviterez le plus possible les viandes rouges, charcuterie, céréales raffinées, etc ou ne les consommerez que ponctuellement en petite quantité.
Pour les personnes concernées, la consommation de vin rouge peut s’intégrer dans une alimentation santé à raison d’un à deux verres par jour pour bénéficier des bienfaits des antioxydants et notamment du resvératrol contenu dans ce type de vin.
Enfin, pour parer aux carences nutritionnelles et apporter les nutriments essentiels de manière optimale à votre organisme, vous intégrerez à vos habitudes quotidiennes la prise de compléments nutritionnels adaptés, et ad minima une multivitamine à large spectre (mais sans fer).

 

 

 

Ma vitalité : mon précieux allié pour profiter pleinement de la vie !

Après des années et des années à collectionner les maladies et à souffrir de fatigue, j’ai pu reconquérir ma santé et développer ma vitalité en actionnant différents leviers dont une alimentation équilibrée, diversifiée et qualitative et une nutrition optimisée.
Pour assurer cette dernière, je prends chaque jour des compléments nutritionnels de grande qualité. Un geste que j’ai intégré dans mon mode de vie, tout comme Bruce Ames et Walter Willett, parce que j’ai la ferme intention de vivre longtemps et de profiter tout aussi longtemps de la vie pour réaliser mes rêves, et ma mission.

Et vous ? Quel choix faites-vous pour vous ?

Avec Bienveillance,

Nathy.

 

(1). http://www.who.int/topics/chronic_diseases/fr/
(4) Entretien accordé au Figaro Magazine
(5) Pr. Bruce Ames – Vitamin K, an example of triage theory: is micronutrient inadequacy linked to diseases of aging?, in American Journal of Clinical Nutrition. Octobre 2009
(6)Bruce N. Ames – Micronutrient Deficiencies: A Major Cause of DNA Damage – Annals of the New York Academy of Sciences – octobre 1999
By |2017-09-26T18:47:26-05:00septembre 14th, 2017|Alimentation Nutrition, Compléments nutritionnels|0 Comments

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