Le chemin de trois femmes qui font face à leurs destins, qui s’élèvent avec un courage farouche pour ne pas se laisser enfermer dans les carcans de leurs places de femmes dans leurs sociétés respectives (l’Inde traditionnelle, l’Italie conservatrice, le Québec moderne) et surtout pour ne pas se laisser briser par le sort.

Trois destins qui s’entrecroisent tels les trois brins d’une tresse. Une image d’autant plus renforcée que la narration alterne avec les parcours de Giulia, Smita et Sarah.

Dans ce premier roman, Laëtitia Colombani ne tresse pas que des portraits de femmes du XXI ème siècle. Son style sobre, sans effusion démesurée, met en lumière des sujets de société brûlants :
– l’effroyable condition des Intouchables en Inde qui perdure encore, esclaves dont on ne dit pas le nom ;
– la place des immigrés et par extension le droit des couples mixtes ;
– la précarité de l’emploi des femmes ;
– et enfin, le cancer du sein, ses impacts dévastateurs sur la vie des femmes qui doivent mener un double combat, celui de la maladie et celui contre la stigmatisation, voire la « placardisation » professionnelle en occident.

Ce n’est pas un roman « feel good », c’est un hommage à la force intérieure qui anime les femmes. Un roman court qui se lit vite ; il y manque parfois un peu d’émotion et de profondeur et cependant il est bien écrit et agréable à lire … et ça ne ferait pas de mal qu’il réussisse à toucher un plus large lectorat masculin…

J’ai accompagné cette lecture de petits samoussas au miel, pour faire un clin d’oeil à Smita l’indienne et apporter un peu de baume aux réalités cruelles auxquelles sont confrontées les trois héroïnes. Le tout, en humant la fragrance mystique de l’huile essentielle de bois de Santal (Santalum album), Santal utilisé depuis quelque 4000 ans à des fins de méditation et de purification. Son parfum permet d’apaiser le mental, d’aligner les chakras Racine et Sacré et de guider vers la satisfaction spirituelle.