Circé, la nymphe, la sorcière, l’exilée, la femme entière, la déesse qui aimait trop les mortels. 

Ce sont toutes ces Circé que Madeline Miller nous raconte avec brio, engagement, verve, brutalité et délicatesse. Ce récit à la première personne nous replonge dans les arcanes de la mythologie grecque et nous dévoile les personnalités des dieux d’une manière nouvelle, juste et moderne.

Loin d’une Illiade pleine de rebondissements, la narration se tisse telle une tapisserie pour former une grande fresque qui emporte le lecteur.

Dans son écriture poétique et homérienne, l’auteure trace aussi le portrait de la Femme. la Femme immortelle car éternelle, celle qui existe de siècles en civilisations, celle qui est en moi, en nous, hier, aujourd’hui et demain. Sous la mythologie, un roman féministe. Il m’a délecté et m’a bouleversée car en Circé, chaque femme peut s’y retrouver … et s’y sentir fière, fragile, et surtout courageuse, malgré tout, y compris le pire. 

Dans Circé, j’ai eu une joie profonde de renouer avec les Héros, Achille, Jason, Ulysse, … ; avec les Mythes, Scylla, Minotaure, … ; avec les dieux et déesses ; d’une façon plus sobre que le foisonnement tournoyant auquel les grands auteurs de la mythologie grecque nous ont habitué.e.s.
Dans Circé, j’ai lu l’ode le plus cruel, le plus magistral, le plus intime, le plus magnifique à la maternité … et peut-être le plus juste (?).

J’ai lu ce roman en prenant plaisir dans mon jardin d’aromates, à grignoter olives et fromages, mets préférés de Circé, et à m’imprégner des effluves d’huile essentielle de Sauge sclarée (Salvia sclarea), l’huile sacrée, magique et mystérieuse des femmes.

Sur le plan subtil, cette essence donne accès à la Sagesse ancestrale, elle purifie et énergise le corps mental. En nous reliant à l’Esprit , elle nous procure la sensation d’être nourrie et soutenue pour avancer sur notre voie. L’énergie de la Sauge stimule l’accès à nos ressources intérieures, à l’introspection vraie et sans jugement, et affermit notre sens de l’indépendance. Grande purificatrice de l’esprit et du corps, elle libère des énergies négatives et peut nous mener à l’euphorie et la conscience du sacré de la vie. Elle est l’essence qui régule les rythmes et cycles féminins, apaise les humeurs et douleurs menstruelles, répare la matrice après l’accouchement…. et Circé ne manquait pas de s’en servir et de la choyer dans son jardin des simples.  Surnommée l’herbe des femmes, elle est notre meilleure alliée sur le plan physique et subtil, ce que j’explique dans cet article.


Je vous souhaite une agréable lecture ! et soyez à l’aise pour me faire part de vos commentaires sur ce roman, ça fera plaisir.