Le guerrier massaï, de Laurent Pinabel

Rencontre insolite que la mienne avec Le guerrier massaï de Laurent Pinabel, paru le 6 octobre aux éditions Les 400 coups. Je pensais recevoir un roman et dans l’enveloppe que j’ouvrais, je découvris un album illustré… tout en noir et blanc.
Déconcertée est l’adjectif qui décrit le mieux mon sentiment à ce moment-là. Déconfite, aussi. Un album jeunesse avec de gros aplats noirs et aucune couleur ??? Je fronçais des sourcils désapprobateurs… nous avons tous nos préjugés… Cependant, j’aime me laisser surprendre, et je n’éprouve pas de réticence à réviser mon appréciation, surtout si elle bouscule mes idées reçues !

J’ai reçu Le guerrier massaï dans le cadre de l’opération Masse Critique Québec, organisée par la plateforme littéraire Babelio. Je m’étais inscrite, j’avais coché ma sélection de livres dans la liste de titres proposés par les éditeurs, et je patientais pour savoir si je serai tirée au sort… et oui, ce fut le cas ! Et même deux fois. Youpi ! Le premier livre fut donc Le guerrier massaï et dans la vidéo d’entretien avec son auteur, Laurent Pinabel, je vous explique mieux comment ma confusion entre roman et album fut possible. (Clic).

Un double coup de coeur

Très intriguée, je n’ai pas attendu longtemps pour me consacrer à cette lecture, et le jour même de la réception du livre, dès le souper achevé, j’ouvrais l’album. Dès le premier paragraphe, le monde autour de moi a fondu dans un flou ouaté tandis que la cellulose sous mes doigts me capturait tel le nectar d’une urne de népenthès.
« Ce jour-là, il embarqua pour son huitième voyage, direction Madagascar. »
J’embarquai aussi.

Cet album illustré, le premier signé par Laurent Pinabel à la fois en tant qu’auteur et illustrateur, est un double (gros) coup de cœur pour moi.

Un véritable voyage

La 4ème de couverture est pour le moins laconique, et pourtant ce sont ces trois lignes et demie qui m’ont incitée à choisir ce livre :
Voici l’histoire d’une statue de bois rapportée d’Afrique et de l’enfant qui fut envoûtée par celle-ci. C’est aussi l’histoire d’un héritage, de la soif du voyage et de la découverte du monde.

Le récit très personnel que nous offre l’auteur est venu éveiller mes propres souvenirs d’enfance, à travers la rencontre avec cette statue d’ébène, la narration des voyages et tout l’univers onirique développé autour de cet enfant. Un récit qui a suscité beaucoup de belles émotions en moi. Je développe ce point dans la vidéo : clic.

Au-delà de ma perception strictement personnelle, c’est un magnifique album à proposer aux enfants qui ne connaissent pas les voyages, et une superbe occasion de leur offrir un tour du monde en leur mettant des étoiles dans les yeux. Le guerrier massaï nous ouvre une multitude de portes vers le monde et le voyage… que l’on soit petit ou grand.
J’ai beaucoup apprécié également la restitution de l’univers onirique de l’enfance et de ce qu’il nous en reste, une fois adulte.

 

Un texte dans un style sobre et poétique

Le texte m’a séduite par son style à la fois sobre et poétique, qui se relit plusieurs fois avec plaisir. Les mots portent en eux-mêmes de très belles images, sur lesquelles j’ai pris plaisir à m’arrêter un instant pour m’en imprégner : « un effort pour un réconfort » ; «  je rêvais tant pendant le jour que mes nuits étaient d’un ennui assommant » (J’ai cru que l’auteur avait percé à jour mon secret !), « j’ai poussé des cris comme on laisse des cailloux sur un chemin, dans l’espoir de ne pas se perdre ou d’être retrouvé ».

Dans l’entrevue qu’il m’a accordée, Laurent nous parle de sa première expérience en tant qu’auteur et du travail éditorial réalisé sur le texte (clic) et de son approche de l’écriture (clic).

De l’évasion, de l’onirisme, de la poésie, de la réflexion, j’ai lu trois fois Le guerrier massaï, et chaque lecture m’a offert énormément de plaisir et d’émotions. Ce n’est pas parce qu’il est classé en littérature jeunesse qu’il faut te priver de cette lecture, toi l’adulte ! D’ailleurs, de toi à moi, je vais te confier un secret : je compte bien offrir ce livre à mon papa pour Noël (mais chut ! Ne le lui dis pas !).

Des illustrations fascinantes, envoûtantes.

Je l’ai dit un peu plus tôt, Le guerrier massaï est un double coup de cœur. S’il s’agit de la première expérience de Laurent Pinabel en tant qu’auteur, celui-ci est un illustrateur aguerri, avec un style très caractéristique. Je l’ai découvert grâce à cet album, et depuis j’aime énormément naviguer sur son compte Facebook pour m’offrir des petites escales dans son univers graphique.

Laurent nous explique sa méthode de travail et la façon dont il a créé ses illustrations pour Le guerrier massaï : ICI.
Pour ma part, comme je l’explique LÀ, je n’y connais rien en arts plastiques aussi mes appréciations ne sont-elles jamais techniques, mais purement émotives. Très sceptique au départ sur des illustrations en noir et blanc, celles-ci ont suscité une véritable FA-SCI-NA-TION chez moi au fil des pages (clic). Je suis complètement bluffée par le mouvement, la dynamique, et la VIE qui ressortent de ces tableaux avec de grands aplats noirs. Chaque illustration porte en elle une narration qui complète le texte, chaque image contient sa propre évocation et sa propre invitation au voyage imaginaire. J’adore !

Un livre hommage.

Livre hommage dédié à son père, j’ai demandé à Laurent Pinabel si c’était une nécessité, un besoin ou une simple envie de sa part. Un peu des trois, et surtout le désir de mettre des mots sur l’influence d’un père sur son enfant. Il nous l’explique ici : clic.

Le guerrier massaï est un album qui restera précieusement dans ma bibliothèque et dans lequel je me ferai une joie, un petit plaisir comme un carreau de chocolat noir, de me replonger de temps à autre. À mettre entre toutes les mains, des enfants jeunes et vieux.

 

Pour commander ton exemplaire, c’est ici :

> Au Québec, sur le site Les libraires
> En France, sur le site Amazon

Découvre l’intégralité de l’entretien avec Laurent Pinabel, dans cette vidéo Les Ptits Mercredis.

Découvre le chapitre 1 en avant-première et reçois d’autres bonus passionnants sur l’univers de ce conte ! Pour cela, inscris-toi en cliquant ICI.

À paraître le 19 novembre : Les cinq vies d’un renard glouton.

Résumé :

Roselito est un renard à cinq queues, et c’est surtout un glouton qui ne pense qu’à son propre plaisir. Il ne mange que le meilleur de ses aliments : la tomate parfaite, le côté gauche des pommes, les oreilles droites des lapins … sans jamais partager avec personne !Hélas, arrive le jour où son île paradisiaque est dévastée en raison de ses mauvaises habitudes : il ne reste plus rien à manger.Dénichant une carte au trésor, Roselito entreprend un très long voyage, convaincu que ce trésor le mènera à un endroit de rêve : une caverne de nourriture infinie. Il doit déjouer bien des pièges pour atteindre sa destination, au bout du bout du Nord. Un vieux barbu en manteau rouge l’y accueille, et lui offre une chance de trouver la clé du véritable bonheur. Roselito saura-t-il changer son mode de vie pour honorer ce cadeau ?
Les cinq vies d’un renard glouton est un conte épique qui sensibilise au gaspillage alimentaire, et interroge l’enfant sur l’épanouissement personnel et les valeurs du partage.

Découvre en avant-première et gratuitement le premier chapitre … et quelques autres bonus exclusifs en attendant sa sortie officielle. Pour cela, clique ICI.

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