Le crépuscule violet, de Mélanie Dufresne

Pour cette première chronique de mes Lectures Z’indés*, j’ai grand plaisir de te présenter le roman d’une écrivaine québécoise que j’apprécie beaucoup : Mélanie Dufresne.

J’ai eu le privilège de lire son tout nouveau roman en avant-première. Intitulé Le crépuscule violet, il est le premier tome d’une trilogie de Fantasy épique, Les chroniques des joyaux.

 

Une excellente porte d’entrée sur l’univers de la Fantasy épique.

Le crépuscule violet est un roman qui offre l’avantage de pouvoir séduire les amateurs du genre tout en représentant une très belle occasion d’initiation pour les lecteurs et lectrices qui souhaitent découvrir la Fantasy sans se retrouver noyés ou perdus dans une foule de personnages et de bébêtes fantastiques. L’intrigue et le décor sont riches tout en étant suffisamment resserrés pour permettre de garder en tout temps de solides points de repères.

Un premier tome qui peut se lire en solo.

Je ne sais pas toi, mais pour ma part, j’appréhende souvent de lire un premier tome de saga. Mon temps est précieux, mes goûts de lectrice sont éclectiques, alors quand je crains de me faire « embarquer » dans une série de 3, 5 voire 7 gros pavés de lecture … parfois, je passe mon chemin, même si j’ai conscience de me priver d’un plaisir voire de découvrir une perle.
(En ce moment, c’est le cas avec la saga de La passe-miroir et celle de La guerre des clans …)

L’avantage avec Le crépuscule violet, c’est que le roman ne fait pas 400 pages d’une part et d’autre part son récit peut parfaitement se lire en solo : à la fin du livre, l’intrigue est résolue, la conclusion est posée … même si effectivement, d’autres portes s’ouvrent. Mais pour ce qui est de nos deux héros, la messe est dite, et c’est parfait.

Mon avis de lecture : 5 étoiles.

Dans cette vidéo, Mélanie Dufresne et moi te proposons DIX bonnes raisons de lire Le crépuscule violet. (En fait … on en donne 12, parce qu’on a un peu triché !)

Après la vidéo, je t’expose mes commentaires de lecture plus détaillés.

Le résumé :

Je suis une précieuse. La survie de mon joyau dépend de mon seigneur et de mon maître d’armes. Le premier est parti à la recherche du deuxième. Mais ce sera en vain si le joyau dépérit avant son retour…
Jonas est loin de se douter de ce qui l’attend en arrivant au château Violet. Les Terres du Nord regorgent de joyaux et on les dit plus gros que n’importe où ailleurs. C’est exactement ce dont il a besoin pour monnayer la libération de sa famille.
Sabaya attend fébrilement le retour du seigneur du château. Les attaques de gargouilles se font de plus en plus fréquentes et elle doit unir ses forces à celles d’un maître d’armes compétent. Car si le château et ses habitants périssent, elle partagera leur sort, et le joyau aussi.
Jonas pourrait-il être celui dont Sabaya a besoin? Déchirés entre devoir et désir, ils devront s’allier pour la survie du joyau. Car la nuit est noire et leurs ennemis s’amassent aux pieds des montagnes.
La Chronique des Joyaux vous plonge dans un univers de fantasy épique avec des châteaux grandioses et leurs habitants uniques, là où l’aventure rencontre l’amour.

Une histoire originale.

Selon moi, le risque avec la Fantasy épique, c’est d’avoir une sensation de « déjà vu déjà lu » (cela m’est arrivé, hélas) et ce n’est heureusement pas du tout le cas avec Le crépuscule violet : l’univers, l’intrigue, les protagonistes, ainsi que les bêtes fantastiques renouvellent l’intérêt.

Le roman nous offre un beau panel de personnages, sans que ce soit pléthorique et chacun des personnages est bien caractérisé : le lecteur s’y retrouve facilement, se les représente bien et s’y attache (ou pas !). De même, j’ai trouvé que les ambiances de l’environnement médiéval imaginaire sont bien campées et finement traduites avec la vie et l’organisation du château, ainsi que les banquets. Mélanie a su créer tout un écosystème, riche, détaillé, passionnant entre les terres du Nord et les terres du Sud (celles-ci se dévoilant peu dans ce premier tome). Elle a su semer avec talent des petits indices comme autant de graines qui germeront et fleuriront dans les prochains tomes de la saga, sans pour autant que cela nuise à la compréhension de ce premier opus. Très plaisant ! Je t’invite à découvrir la manière dont Mélanie a créé son univers des Chroniques des Joyaux dans son entretien vidéo, à la fin de cet article.

De l’action et des scènes de combat réussies.

Pas de roman de fantasy sans scènes de combat ! Celles-ci offrent de bons moments de lecture et nous tiennent en haleine en alternant stratégie militaire, élans d’héroïsme et bataille sanglante (sans tomber dans les citernes d’hémoglobine d’un Game of Thrones). Ce roman ne manque pas d’action, avec une agréable alternance de temps plus calmes. Cela ne nuit ni au mystère ni au suspense, et comme je le lisais le soir dans mon lit, il m’est arrivé de refermer le livre au moment des attaques des gargouilles … pour ne pas risquer de faire des cauchemars. Lol !

Une excellente narration à double voix.

Nous avons ici un roman avec une narration à double voix, celles des deux personnages principaux, Sabaya la précieuse et Jonas le mystérieux mercenaire.
Si je note que ces narrations à voix multiples semblent s’inscrire comme une tendance d’écriture ces dernières années (et pas forcément pour le meilleur à mes yeux), dans le cas de Le crépuscule violet, ce choix apporte un réel enrichissement à l’intrigue. Cependant, c’est une approche délicate car pour qu’elle soit réussie, il est primordial que les deux voix soient bien distinctes et identifiables afin que le lecteur s’y retrouve et que les personnages aient une identité marquée. À plusieurs reprises, lors des bêta-lectures régulières que je réalise pour des auteur.e.s indépendant.e.s j’ai constaté l’écueil. Mélanie Dufresne l’a évité avec brio et c’est un plaisir de lecture !

Des héros parfaitement imparfaits.

S’agissant de nos deux protagonistes principaux, rien ne m’ennuie plus (à part un style médiocre ou quelconque) qu’un héros parfait. Dans Le crépuscule violet, Ni Jonas ni Sabaya ne peuvent prétendre à cette étiquette. Jonas, si l’on sent en lui un très grand potentiel chevaleresque, il nous agace car il se comporte en petit truand (mais chutttt, je n’en dis pas plus). Sabaya, même si elle est un être magique qui bénéficie de la puissance du joyau, a non seulement ses moments de doutes et de peur mais elle commet aussi des erreurs et n’est pas exempte de faiblesses qui interfèrent dans son courage et sa détermination. Elle n’a rien d’une héroïne magique toute-puissante, et ça, c’est très appréciable !

Une romance bien construite.

Le crépuscule violet s’inscrit dans genre Fantasy et développe également une romance. C’est la première fois que Mélanie Dufresne intègre cet aspect à son écriture. Elle précise avoir « une allergie mortelle pour les trucs mielleux » et ça me convient très bien. Autant suis-je une adepte des films de Noël avec de la romance très bisounours, autant cela m’insupporte quand je retrouve ce côté nunuche-crucruche dans les livres.  Le crépuscule violet est avant tout un livre d’aventures et la romance y est finement tissée, pas de manière grotesque ni superficielle. Elle n’est pas télescopée (il y a un gars, il y a une fille, donc faut qu’ils finissent ensemble) et nous apparait légitime au fil des pages.  Exit aussi l’attachement aux stéréotypes car Mélanie nous suggère d’autres options possibles de scénario amoureux …

J’ai été sensible au fait que le roman glisse des messages forts sur le respect dû à une femme : non, elle n’est pas un objet sexuel, oui le consentement est primordial, et oui une femme peut aussi prendre les devants en matière sexuelle sans être une catin.

Une métaphore politique inspirante.

En terme de messages, j’ai trouvé dans ce roman une intéressante métaphore politique. En discutant avec Mélanie, j’ai compris que celle-ci n’était pas un acte intentionnel de l’écrivaine … et c’est toute la beauté de la littérature : le rôle d’interprétation du lecteur met en lumière des éléments que l’auteure elle-même n’a pas vu ou dont elle n’a pas eu conscience au cours de l’écriture.

Pour ma part, j’ai vu l’éloge d’un système politique vertueux où la puissance et le pouvoir n’ont de raison que de servir le peuple, et ce même peuple, une fois heureux et protégé, garantit la solidité du pouvoir.
En effet, le roman expose une relation symbiotique entre la population du château et le joyau ainsi que ses représentants (le seigneur et la précieuse) : le joyau a besoin de la présence des humains (et des humains prospères et en santé) pour rester actif, vivant et florissant, et parallèlement, les humains profitent de la puissance du joyau qui permet d’éloigner les maladies, protéger le bétail, rendre le commerce attractif, etc.

La place et la représentation des femmes.

 

 

L’autre élément auquel j’ai été sensible dans Le crépuscule violet, c’est la place et la représentation des femmes dans l’intrigue. Aux côtés de Sabaya la précieuse, il y a d’autres femmes qui tiennent des rôles d’envergure : Tarinne l’intendante aux poignes de fer ; Romita la cuisinière ; Ksara la caravanière ; et le fameux maître d’armes tant attendu n’est autre qu’une femme, Maelora, aux compétences guerrières et au courage impressionnants ! Pour autant, ce n’est pas un roman de revendication féministe primaire et c’est la vision d’un équilibre des relations hommes-femmes que véhicule – avec naturel – Mélanie Dufresne dans ce beau récit. Et dire que pour son premier roman de science-fiction intitulé Gemellus, certains l’ont presque accusé du syndrome de la Schtroumpfette ! Elle nous raconte cela dans son entretien vidéo.

Une confrontation de civilisations suggérée.

 

Un thème est suggéré dans cet opus et l’on sent qui sera amené à être développé dans le(s) prochain(s) tomes de la saga, il s’agit de ce que j’ai identifié comme une confrontation de la civilisation qui veut s’urbaniser et s’étendre versus le peuple des sylphes dans le roman que j’ai associé aux peuples autochtones dans notre réalité. Un point d’intérêt supplémentaire dans ce riche récit.

Et de la gourmandise !

 

Et puis, et puis, un autre « détail » que j’ai tant apprécié dans ce roman pour moi qui suis une gourmande invétérée : toutes les incursions en cuisine et autour de la nourriture. Mélanie Dufresne a ceci en commun avec moi : elle aime glisser des gourmandises dans ses romans et que ses personnages se retrouvent autour d’une friandise ou d’un plateau de fromage à partager. Régal ! J’aime cela parce que cela donne un côté très humain, ancré dans quelque chose de familier, un repère dans lequel on se reconnaît même si l’intrigue nous fait évoluer dans des univers imaginaires et fantastiques. Mélanie nous explique dans son entretien vidéo pourquoi ces scènes sont importantes pour elle.

Un roman que je conseille chaleureusement.

 

Premier tome de la saga Les Chroniques des Joyaux, Le crépuscule violet se lit très bien de façon indépendante du reste de la saga. même si pour ma part, je me languis déjà de découvrir la suite ! C’est un roman d’aventure que l’on peut dévorer juste pour l’évasion ou bien apprécier en cheminant sur les pistes de réflexions auxquelles il nous invite …

Le crépuscule violet est en vente à partir de ce jeudi 30 septembre, en version broché uniquement sur Amazon ; et en version numérique sur toutes les plateformes de vente.
Pour te le procurer sur Amazon Canada, clique : ICI
Pour l’acheter sur Amazon France, clique : .

L’entretien vidéo avec Mélanie Dufresne.

Les différentes sections de la vidéo (c’est le minutage de la vidéo qui est indiqué):

* L’envie d’écrire chez Mélanie : 2’20

* Les différents genres de la littérature de l’imaginaire : 6’48

* La genèse du roman – d’où est venue l’idée du Crépuscule violet : 8’38

* Le pitch du roman : 12’38

* Mes commentaires de lecture : 14’32

* La nourriture dans les romans de Mélanie : 20’08

* La création de l’univers : 22’57

* La place des femmes dans le roman : 25’12

* Et de l’action aussi : 28’09

* Sortie du livre : 29’07

  • Lectures Z’indés : mes lectures qui rendent justice aux pépites livresques signées par des auteur.e.s indépendant.e.s
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