J’accours !
à court
de mots courts
au fond d’une cour,
à court de vie.

J’accours !
Entends-moi, ma muse, j’accours !
Je suis à court,
à court de souffle, à court de toi,
à court de mots, mots courts, oh ! ah !
à court de ces mots courts qui disent l’extase, l’émoi, la joie,
d’une vie en cours.

Ô ma vie, j’encours ton courroux quand de tes cours, je ne retiens les leçons ; mais je m’élève à la cour d’une reine de coeur, quand le cours de mes rêves déborde et prend de court le réel, et là : j’accours !

Attends-moi, ma muse, j’accours !
enlace-moi, ma muse, j’accours !
pour vivre ma vie en cours.

Quand, un jour, à court de maux et douleurs,
les mots et bonheurs
s’échappent du fond de ma cour,
au son de mon coeur,
exultent ! J’accours !
À court de souffle dans une course lente et folle,
chasse à courre des éclats, des pépites, des lucioles,
de ces petits riens qui glissent et courent
et enchantent un quotidien jamais à court
de surprises, d’espérance. J’accours !

. . . Nathy d’Eurveilher, 24 février 2019, petit texte griffonné à la va-vite lors d’une soirée poésie à la librairie-café Le Mot de Tasse (Québec).