Comment mieux vivre le décalage horaire avec les huiles essentielles

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Comment mieux vivre le décalage horaire avec les huiles essentielles

Bien le Bon Jour ami(e) du voyage !
Êtes-vous habitué des grands périples, familier des aéroports, adeptes des découvertes de nouveaux mondes ? Ou bien est-ce votre toute première expérience d’un grand voyage ?
D’un de ces voyage qui vous amènent à prendre l’avion et traverser plusieurs fuseaux horaires … même si certaines échappées lointaines sont fort lointaines mais pas décalées … exemple : un Toronto-Lima, 6200 km de distance et (seulement) une heure de décalage horaire.

Pour ma part, je voyage depuis que je suis âgée d’à peine quelques mois et je m’approche de ma quatrième décennie. Et bien, malgré l’habitude et l’expérience, le décalage horaire a toujours été un élément du voyage qui m’a le plus dérangé car j’y suis fort sensible. Et même, avec les années passant, j’avais la sensation de le supporter de moins en moins bien. Il faut dire que statistiquement, les jeunes enfants et les personnes de plus de 50 ans sont les sujets les plus sensibles au jetlag. Ayant pris connaissance de cette statistique, je me suis donc résolu à accepter que les choses n’allaient pas s’améliorer … sauf à prendre le taureau par les cornes ! Ce que ma formation en aromathérapie m’a apporté, et maintenant je vis beaucoup mieux mes voyages réguliers entre La Réunion et le Québec : 14 900 kms, en moyenne 18 heures de vol, et de 8 à 9 heures de décalage horaire en fonction des heures d’été et d’hiver !

Alors, quels sont-ils les effets négatifs du jet lag ?

Et bien, ce sont principalement :

  • une grande fatigue, de la somnolence
  • des maux de tête,
  • une certaine irritabilité,
  • un dérèglement des cycles de sommeil, de l’insomnie
  • une sensation d’avoir froid tout le temps,
  • un état nauséeux ou même des douleurs à l’estomac,
  • un manque de concentration intellectuelle.
  • une désorientation

 

Ils sont dûs au décalage entre l’horaire « géographique » de votre destination d’arrivée et l’horaire auquel votre horloge circadienne est resté.

C’est notre horloge interne qui gère le rythme de nos cycles physiologiques, la production de certaines hormones comme celles de l’appétit, du sommeil, de l’éveil, etc, mais également la régulation de notre température corporelle – d’où la sensation de froid qu’on peut connaître lorsque l’on souffre du décalage horaire.

Est-ce que cela vous est déjà arrivé ? Est-ce que vous reconnaissez des symptômes qui vous sont familiers ?

 

Comme vous pouvez l’imaginer de manière logique, les effets du jetlag seront d’autant plus significatifs et durables que le nombre de fuseaux horaires traversés sur une courte période (un vol en avion) est élevé et donc que l’effort d’ajustement de l’horloge circadienne sera important.
Le décalage horaire est plus complexe à absorber quand on voyage vers l’Est puisque l’on rattrapera 1,5 heure par jour dans ce sens, tandis qu’en se dirigeant vers l’Ouest, le jetlag se résorbe à raison d’1 heure par jour. Concrètement, pour un vol Paris-Réunion en heure d’hiver – donc 3 heures de décalage horaire -, il faudra 3 jours pour résorber entièrement le jetlag à l’aller et 2 jours au retour.

Alors, la question est : comment faire en sorte de réduire ces effets négatifs, voire d’accélérer le « raccordement » des deux horloges ?

Voici quelques astuces à mettre en œuvre :

Modifier son rythme de vie.

On peut prendre des dispositions pour modifier son rythme de vie quelques jours avant le voyage. Concrètement, si on voyage vers l’Est, on pourra avancer d’une heure le repas du soir et le moment du coucher. À l’inverse, si on voyage vers l’Ouest, repas du soir et coucher seront reportés une heure plus tard que l’habitude.
C’est notamment ce que je conseille lorsque l’on a des enfants, … même si ce n’est pas toujours évident de le mettre en place. Ou alors pour les grands seniors.

C’est sûr que si on est Français ou Espagnol, dîner à l’heure anglaise vers 17h00 – 17h30, ça peut être très déroutant !!! J’ai connu cela à mon arrivée en Amérique du Nord, et ça ne me paraissait pas naturel du tout ; mais vous n’êtes pas sans savoir que la grande force de l’être humain réside dans son sens de l’adaptation ! J

Se conformer à l’heure locale du pays d’arrivée.

Un autre réflexe à avoir pour mieux gérer le décalage horaire, est de se conformer tout de suite à l’heure du pays d’arrivée. Par exemple, ne pas dormir dans la journée, même si pour vous c’est la nuit. Parce que ce dodo-là va vraiment mettre votre système en déroute. Une petite sieste de 20 minutes, oui, mais pas plus. Sans cela, vous continuerez à être décalé. Il vous faudra donc résister à la tentation / au besoin de dormir sans pour autant pour shooter aux excitants qui vont perturber votre métabolisme, c’est là tout l’enjeu.

Une bonne astuce que j’applique désormais quand je fais un voyage d’Ouest en Est (exemple de l’Europe à l’Amérique du Nord), c’est que je fais en sorte d’arriver en fin de journée, voire en début de soirée. Ainsi, quand je sors de l’aéroport, c’est l’heure du dîner et hop, au dodo puisqu’il fait nuit, et qu’en toute logique venant de l’Ouest, mon horloge circadienne est en plein milieu de la nuit, donc vraiment besoin d’un gros somme !
Dans ces cas-là, j’évite de dormir dans l’avion puisque c’est la journée dans le pays de destination.

À l’inverse, quand je voyage vers l’Ouest (au retour donc), je choisis un vol de nuit pour arriver le matin et je fais en sorte de bien dormir dans l’avion. Pour des astuces sur la manière de faciliter le sommeil dans l’avion, je vous invite à visionner l’Aroma-Live consacré à ce sujet.
Les premières fois que je me rendais au Québec, j’arrivais à Montréal en fin de matinée … et là, c’était vraiment rude de tenir tout le restant de la journée sans dormir. Maintenant que j’ai ajusté mon heure d’arrivée en soirée, absorber le décalage horaire est plus aisé car j’ai tout de suite du repos pour recharger mes batteries et me mettre à l’heure locale dès le petit-déjeuner.

L’eau et la lumière, deux grandes alliées pour mieux supporter le décalage horaire.

En voyage, l’hydratation est primordiale pour réduire la fatigue, entre autres. Elle va aussi jouer un rôle majeur dans votre ressenti des effets du décalage horaire, donc pensez à boire régulièrement de l’eau et/ou des infusions de plante … mais pas d’alcool ni de boissons gazeuses sucrées car les deux, bien que liquides, participent à la déshydratation de notre organisme.

À l’arrivée, la lumière naturelle va vous être d’un grand secours : si vous avez voyagé vers l’Est, exposez-vous à la lumière du matin en prenant un bain de soleil (même si le temps est maussade) pendant quelques minutes. Cette lumière naturelle active des dizaines de gènes qui gèrent l’horloge interne et les rythmes biologiques : la lumière va envoyer un message d’éveil, de stimulation qui sera bénéfique puisqu’en voyageant vers l’Est, on a « remonté le temps. »

A contrario, lorsque le pays de destination est à l’Ouest de notre point de départ, il s’agira d’éviter la lumière du matin et de favoriser l’exposition à la lumière de fin de journée. Bon, c’est sûr que si vous avez quitté les frimas de l’Ontario pour des vacances en Grèce … vous allez avoir du mal à vous priver d’une belle sortie au soleil dès le lendemain de votre arrivée ! Pas de souci : de bonnes lunettes de soleil seront l’accessoire tout à fait adéquat.

Réguler la température de son corps.

Les nerfs optiques qui captent la lumière transmettent des informations au noyau suprachiasmatique (j’adore ce mot ! il me fait penser à de la science-fiction ou à un super pouvoir !) de notre cerveau qui n’est autre que notre horloge circadienne (j’adore aussi ce mot ! il me fait penser à quelque chose de joyeux, de solaire, d’éternel) ou horloge interne. Avouez que « interne », c’est beaucoup moins poétique que « circadienne » !
La température de notre corps est un autre indicateur que nous pouvons gérer pour aider notre organisme à s’adapter au décalage horaire. Ainsi, prendre une douche chaude le matin et froide le soir quand on a voyagé vers l’Est et inversement quand on s’est rendu à l’Ouest.

Une bonne alimentation pour soutenir son métabolisme face au jetlag.

Avant, pendant et les deux jours après le voyage, mieux vaut manger léger et éviter la nourriture grasse et sucrée. Par contre, des chercheurs en nutrition conseillent de consommer un repas riche en glucides complexes le soir du voyage (un plat de pâtes ou de riz par exemple) si on doit dormir ; ou au contraire un repas qui privilégie les protéines si on doit rester éveillé.

Après un vol de nuit, il est vivement conseillé d’intégrer de bonnes protéines au petit-déjeuner pour éviter les somnolences en cours de journée, donc exit les viennoiseries , et welcome the english breakfast avec les œufs, le jambon, le yogourt grec, … et aussi les fèves au lard et au sirop d’érable si vous vous réveillez au Québec, ou bien un bon riz chauffé si vous êtes en séjour à La Réunion ! Mmmmhhhh ….
Pendant le voyage, fruits frais et fruits secs en collation seront toujours les bienvenus, pensez-y … d’autant que ça passe la douane !

Une synergie d’huiles essentielles spéciale jetlag.

Lorsque je fais un voyage qui va comporter un gros décalage horaire, je me prépare une synergie d’huiles essentielles qui va aller influer sur 3 aspects :

  • réguler le système nerveux central,
  • soutenir le système digestif,
  • avoir un effet tonique et stimulant général.

Dans cette optique, je vais utiliser les huiles essentielles suivantes :

  • petit grain bigarade et verveine citronnée pour le système nerveux (la verveine citronnée est également positivante donc a un effet tonique ; elle contribue aussi à faciliter la digestion et notamment faire passer les aigreurs d’estomac),
  • soit le basilic exotique soit l’origan compact pour le système digestif,
  • et enfin le pin sylvestre comme tonique anti-fatigue, et aussi comme stimulant du système immunitaire.

Entre le basilic exotique et l’origan compact, j’opterais pour le second si je débarque dans un pays à la nourriture exotique que je crains de ne pas assimiler ou pour laquelle j’ai des doutes sur les conditions d’hygiène. C’est une des huiles préférées des grands voyageurs type « routards ». Je vais également préférer l’origan compact si j’ai fait pas mal d’excès alimentaires pendant mes vacances et qu’au retour je sens comme un engorgement au niveau du foie. À manier avec précaution car l’huile essentielle d’origan compact est très puissante.

Voici la formulation de cette synergie :

Dans un flacon compte-gouttes de 10 ml :
– 20 gouttes de petit grain bigarade
– 20 gouttes de verveine citronnée
– 40 gouttes de basilic exotique ou d’origan compact
– 40 gouttes de pin sylvestre
– le reste d’huile végétale de millepertuis … ou de noisette si vous souhaitez une huile sèche.

Le jour du départ, j’utilise le mélange en olfaction plusieurs fois dans la demi-journée avant le voyage. Dans les 4 à 5 heures avant le voyage, j’en mets également quelques gouttes sur le plexus solaire, sur le chakra sacré (2 doigts sous le nombril) et sur les faces internes des deux poignets.

Pendant le vol, je l’utilise de nouveau en olfaction, et sur les poignets.

Le lendemain, à l’arrivée, après ma douche, je me fais un massage de la colonne vertébrale le matin et le soir au coucher. Dans la journée, de nouveau en olfaction à plusieurs reprises. Je poursuis le 2ème jour de mon arrivée. Et c’est largement suffisant ! En général, je suis rapidement d’aplomb et j’ai soit évité soit bien réduit bon nombre des effets négatifs du jetlag, auxquels j’étais fortement sensible avant d’utiliser l’aromathérapie.

Je précise cependant que pour les personnes qui ont des pathologies particulières, ou pour le cas des jeunes enfants (moins de 6 ans), il est préférable d’avoir une consultation personnalisée pour adapter la formule à leur propre situation.
Cela peut-être fort pertinent pour celles et ceux d’entre vous qui voyagent beaucoup. N’est-ce pas ?

Si vous souhaitez d’autres astuces pour voyager tout confort en avion grâce aux huiles essentielles, retrouvez la série d’Aroma-Live consacrée à ce thème sur ma page Facebook.

Ami(e) du voyage, je vous souhaite de belles découvertes, un superbe chemin, et de magnifiques rencontres !

Avec Bienveillance,
Nathy

Précautions d’emploi :

Cette synergie est interdite d’utilisation pendant les 3 premiers mois de grossesse et pour les enfants de moins de 6 ans.

  • Petit grain bigarade : déconseillé pendant les 3 premiers mois de grossesse
  • Verveine citronnée : Déconseillé pendant les 3 premiers mois de grossesse. Irritation cutanée possible à l’état pur
  • Basilic exotique : irritation cutanée possible à l’état pur (ce qui n’est pas le cas dans cette synergie).
  • Origan compact : déconseillé chez la femme enceinte. irritation cutanée possible à l’état pur
  • Pin sylvestre : déconseillé aux enfants de moins de 6 ans. Déconseillé pendant les 3 premiers mois de grossesse. Déconseillé aux personnes ayant de l’hypertension artérielle. Irritation cutanée possible à l’état pur

Dans cette synergie, aucune des huiles essentielles n’est utilisée à l’état pur. Cependant, il est préférable de réaliser un test cutané préalable en déposant 1 goutte de la synergie dans le pli du coude. En cas de réaction, imbibez d’huile végétale, frottez, puis rincez à l’eau claire.

By |2017-10-30T09:05:12-05:00octobre 25th, 2017|Aromathérapie, huile essentielle, Vie pratique|0 Comments

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