Allergies saisonnières : 5 conseils et 2 formules d’huiles essentielles

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Allergies saisonnières : 5 conseils et 2 formules d’huiles essentielles

Atchoum ! atchoum ! nez qui coule, yeux qui pleurent, gorge qui gratte … mais que voilà ?
Ne serait-ce pas cette désagréable allergie saisonnière ?
Et oui …. Hélas !

Si je parle d’allergies saisonnières et non pas seulement d’allergies printanières communément appelées « rhume des foins » c’est que les réactions allergiques en question ne se résument pas au printemps et durent souvent jusqu’à la mi-août .. voire pour certaines personnes jusqu’à fin octobre ! Et oui …

Au printemps, c’est sûr que c’est le plus virulent avec la concentration de pollens dû à la régénérescence de la nature et à l’explosion des pollens des arbres et arbrisseaux, ainsi que du pissenlit.

Mais en été, les rhinites allergiques sont tout aussi fréquentes, cette fois-ci dues davantage à aux graminées, à l’herbe … et à la pollution atmosphérique que les pics de chaleur aggravent. On pense souvent qu’avec l’automne tout cela se calme. Et bien, je suis navrée de vous dire que c’est loin d’être le cas !

En automne, il y a également de très nombreuses rhinites allergiques, couplées d’une croissance des allergies respiratoires : dans cette période qui va jusqu’à fin octobre, d’autres pollens se développent notamment ceux des herbacées, sans oublier que les acariens font aussi leur grand retour à ce moment-ci.

Aujourd’hui, je ne vais pas parler des allergies respiratoires, mais uniquement des rhinites allergiques. Et c’est bien parce qu’elles ne sont pas que « printannières » que j’écris sur les allergies saisonnières en cette fin du mois de juin. Dans la région Rhône-Alpes en France métropolitaine, l’ambroisie va faire son apparition d’ici quelque temps, et c’est une des plantes les plus allergènes ; tandis que sur mon île, La Réunion, la campagne sucrière va débuter dans une dizaine de jours et les pollens de fleurs de canne sont déjà dans les airs et cela ne va pas s’améliorer ; et au Québec les pollens de l’herbe à poux sévissent de mai à octobre et provoquent le développement de rhinites allergiques chez 1 Québecois sur 10 !

Quels en sont les symptômes les plus fréquents ?

  • Éternuements fréquents
  • Écoulement nasal
  • Démangeaisons au niveau du nez, de la gorge, des yeux
  • Congestion nasale : on va parler « avec le nez », comme on dit
  • Un rougeur autour des yeux
  • Larmoiement voire écoulement purulent des yeux
  • Gonflement des paupières
  • Parfois, une sensation de blocage dans les oreilles (cela s’observe surtout chez les enfants et les adolescents).
  • Dans certains cas, il peut y avoir une toux sèche d’irritation, des maux de tête et chez les personnes avec une sensibilité broncho-pulmonaire établie comme les asthmatiques, cela va déclencher également une respiration sifflante.

Contrairement aux allergies respiratoires, la rhinite allergique se concentre dans la sphère ORL supérieure, ainsi que son nom l’indique puisque rhinite signifie littéralement « inflammation du nez ».

La rhinite allergique n’est pas simplement désagréable à vivre , elle est également épuisante.
Les effets secondaires sont justement la fatigue, l’irritabilité, les troubles du sommeil et à terme des difficultés de concentration dans les tâches quotidiennes.

À quoi est due cette réaction ?

Car en effet, il s’agit bien d’une réaction : celle de notre système immunitaire face à un allergène – dans le cas de l’allergie saisonnière, un pollen. Et il s’agit d’une réaction inappropriée, surdimensionnée de l’organisme qui se met alors à produire massivement de l’histamine dans le sang pour combattre l’élément identifié à tort comme pathogène. C’est comme si … face à un chaton miaulant et sifflant son mécontentement, on se défendait avec une meute de douze loups géants sauvages et sanguinaires.
Vous le comprenez, il s’agit d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui ne tolère plus des substances normalement inoffensives et qui va alors sur-réagir, ce qui va déclencher les symptômes de l’allergie.

Quelles solutions en cas de rhinite allergique ?

Le cas classique est l’administration d’antihistaminique permettant de réguler le taux d’histamine dans le sang et de réduire les symptômes. Selon les cas, la durée et l’intensité des symptômes, des corticoïdes seront également prescrits par le médecin.
Le bémol de cette approche, c’est que ça calme, mais ça ne soigne pas.

Pour prévenir, réduire, apaiser voire éliminer les symptômes de la rhinite allergique saisonnière, nous allons pouvoir recourir aussi à l’aromathérapie.

Il y a trois approches en la matière :
– celle de la prévention. Mais là, nous sommes fin juin, donc c’est un peu tard en l’espèce, soyons honnête. Sauf … sauf si vous avez identifié que l’allergie saisonnière dont vous souffrez se déclenche plutôt en été ou en automne. Là, c’est le encore le bon moment pour s’y mettre !
– celle de l’apaisement des symptômes. C’est là-dessus que je vais focaliser mes conseils aujourd’hui et vous donner trois synergies et cinq conseils à utiliser facilement au quotidien.
– et troisième approche, celle du traitement de terrain. Autrement dit, on va agir sur le fond et pas seulement sur la « forme », et cette approche-là, on peut commencer à tout moment, y compris maintenant.

Dans cet article, je vous propose d’aborder les formules d’huiles essentielles pour soulager l’allergie saisonnière et vous permettre d’améliorer votre confort de vie durant cette période. Ce sont donc des options qui entrent dans le cadre de la 2ème approche citée, celle de l’apaisement des symptômes.

Commençons tout d’abord par quelques conseils d’ordre général … mais qu’il me semble bon de rappeler !

Conseil N°1 :  En période de concentration de pollen, pensez à aérer la maison ou l’appartement tous les jours … mais de préférence le matin de bonne heure, car c’est à ce moment-là qu’il y a le moins de pollen dans l’air ambiant. Ce qui signifie que c’est également le matin de bonne heure qu’il sera le plus approprié de faire son ménage.

Conseil N° 2 : Passez l’aspirateur à fond au minimum une fois par semaine, idéalement deux. Si vous faites des allergies, oubliez le balais et ne jurez que par l’aspirateur. Et complétez le nettoyage avec une serpillère bien imbibée d’eau, additionnée bicarbonate de soude, de vinaigre de cidre et d’huile essentielle de tea tree (melaleuca alternifolia) : cela permet de bien capturer tous les poils, poussières, pollens restants sur le sol après le passage de l’aspirateur, tout en apportant un excellent niveau de désinfection.
Dans la catégorie tâches ménagères, confiez la tonte de la pelouse à quelqu’un d’autre que vous si vous souffrez d’allergies saisonnières.

Conseil N° 3 : Si vous êtes très fortement sujet aux rhinites allergiques saisonnières, mieux vaut passer vos vacances estivales en bord de mer plutôt qu’à la montagne. C’est prouvé, le risque est bien moindre, le vent marin réduisant la densité des pollens dans l’atmosphère… Et ne bougonnez pas s’il y a un ou deux jours de pluie pendant votre séjour en vacances car la pluie permet de faire retomber les pollens au sol puis de les drainer, donc de réduire leur concentration dans l’air. L’idéal : une petite pluie du matin. 🙂

Conseil N° 4 : Lors de vos sorties en pleine nature, pensez à opter pour un filtre nasal, tout simplement en appliquant un peu de pommade de type Homéoplasmine au niveau des orifices de votre nez. Ou à défaut, un peu de vaseline. Une majorité de pollens et poussières sera ainsi bloquée et ne viendra pas chatouiller vos muqueuses.
Je sais, ce n’est pas très sexy, mais ça l’est quand même plus que des paupières gonflées, des yeux rouges et un gros nez qui coule, n’est-ce pas ?

Conseil N° 5 : Après une sortie dans la nature, pensez à laver immédiatement vos vêtements et accessoires de manière à les débarrasser des pollens au lieu de les disséminer dans la maison. Idéalement, un bon lavage de cheveux sera aussi le bienvenu pour ne pas répandre les pollens sur votre oreiller et passer la nuit à les respirer ! Parce que les pollens adorent se nicher dans les cheveux !

Voilà mes cinq petits, mais efficaces conseils testés et approuvés pour réduire les inconvénients liés à la rhinite allergique saisonnière, et ainsi faire en sorte d’améliorer votre qualité de vie.

À présent, voyons deux de mes formules aromatiques spéciales rhinites allergiques saisonnières !

Pour ma part, il y a deux huiles essentielles que j’aime mettre en avant sur cette thématique de la rhinite allergique saisonnière : d’une part Artemisia Dracunculus, l’herbe dragon, plus connue sous le nom d’« estragon » ; et d’autre part, le niaouli dont la dénomination latine est Melaleuca Quinquenervia.

L’huile essentielle d’estragon est une incontournable de la phase « Prévention » des allergies saisonnières, mais elle se montre également utile pendant la période d’activité allergique. C’est une très puissante antispasmodique, couplée de propriétés anti-inflammatoires, elle a la particularité d’être antiallergique. On pourra donc l’utiliser en inhalation, par voie orale et par voie cutanée.

Pour la première formule que je partage avec vous, je vous propose une inhalation sur un mouchoir :
vous déposez 2 gouttes d’huile essentielle d’estragon et 1 goutte d’huile essentielle de Saro (Cinnamosma Fragrans), puis vous respirez le mouchoir … de préférence un mouchoir en tissu propre.
Vous pouvez le renouveler 4 à 6 fois dans la journée.
Cela va contribuer à calmer les irritations et les écoulements nasaux.

La deuxième formule que je vous propose sera appropriée pour une application cutanée.

Dans un flacon compte-goutte vide de 10 ml, mélangez :
– 1 cuillerée à café d’huile végétale de macadamia
– 6 gouttes d’huile essentielle de niaouli.
– 6 gouttes d’huile essentielle de camomille noble (ou camomille romaine).
– 2 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée.
Appliquez 6 à 8 gouttes du mélange sur le thorax, le plexus solaire et le haut du dos, 3 fois par jour pendant 4 jours.

L’huile essentielle de niaouli est très réputée pour désencombrer les bronches, et c’est une grande classique pour les sinusites, grippes, rhumes, larynghite. Elle possède de multiples propriétés, dont certaines très spécifiques comme de protéger la peau des rayons dans le cadre d’une radiothérapie.

Ce qui nous intéresse particulièrement dans le choix de cette huile essentielle dans le cas d’une rhinite allergique saisonnière, c’est pour son action immunomodulante. Autrement dit, c’est une huile qui va moduler la réaction immunitaire ; ce qui est parfait dans le cas d’une allergie où cette réaction immunitaire est excessive. Le niaouli va donc contribuer à tempérer le système immunitaire qui s’est emballé.

Attention, l’huile essentielle de niaouli est interdite pendant la grossesse et l’allaitement de même que sur les enfants de moins de 3 ans.

Dans cette synergie pour massage, je l’ai associée avec de la camomille noble ou camomille romaine pour ses propriétés calmantes et antiallergiques.

Mon choix de l’huile végétale de macadamia s’est fait pour vous proposer une huile qui est très bien tolérée par la peau, qui est un des meilleurs excipient des huiles essentielles, qui permet la pénétration des huiles essentielles jusqu’au derme, du fait que l’huile de macadamia a une composition très proche du sébum humain. Autre avantage, surtout quand on doit en mettre 3 fois par jour, elle ne laisse pas de film gras sur la peau !

Vous souhaitez vous procurer les huiles essentielles que j’ai citées pour préparer vos synergies spéciales rhinite allergique saisonnière ? Rien de plus simple, il vous suffit de deux clics : le premier sur ce mot RHINITE !  Et vous serez livré de tout ce qu’il vous faut directement chez vous en quelques jours. 🙂

Pour télécharger la recette de cette synergie aromatique, je vous invite à cliquer sur l’image.  🙂

Seul votre médecin traitant est apte à établir un diagnostic de votre état de santé. Les conseils et recommandations du présent site web ne constituent en aucun cas un diagnostic ni une prescription médicale.  Ils ne se substituent ni ne remplacent en aucun cas votre traitement médical qui ne doit pas être modifié sans l’avis de votre médecin. Les huiles essentielles, les compléments nutritionnels et autres produits naturels cités ne remplacent en rien les médicaments qui vous ont été prescrits; si les symptômes persistent ou s’aggravent, consultez votre médecin traitant.
By |2018-07-11T09:15:26-05:00juin 28th, 2018|Aromathérapie, Vie pratique|0 Comments

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