7 précautions à adopter pour les diffusions atmosphériques

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7 précautions à adopter pour les diffusions atmosphériques

Pourquoi réaliser des diffusions atmosphériques ?

Plusieurs objectifs peuvent nous amener à désirer un parfum d’intérieur :

  • la détente, la relaxation
  • la stimulation mentale, morale
  • l’élimination des mauvaises odeurs : du tabac ou l’odeur du renfermé
  • la désinfection de l’air ambiant, notamment en période d’épidémie de grippe, gastro ou bronchite
  • l’envie d’une ambiance romantique
  • etc

La diffusion atmosphérique d’huiles essentielles sera particulièrement pertinente dans les cas suivants :

a) action sur le système nerveux et/ou la sphère psychologique. Parce que grâce au mécanisme de l’olfaction, les molécules biochimiques actives des huiles essentielles parviennent directement au cœur du cerveau limbique, siège des émotions, relié au système hormonal et au système nerveux.
Que ce soit pour stimuler ou apaiser, favoriser le sommeil ou améliorer la concentration, créer une ambiance joyeuse ou une atmosphère réconfortante, la diffusion aromatique sera une excellente option à choisir.

b) action pour assainir et désinfecter une pièce, un bureau, une chambre. De nombreuses huiles essentielles ont des propriétés antiseptiques atmosphériques dont on profitera pleinement grâce à la diffusion, et ce en période d’épidémies virales ou tout simplement pour l’hygiène et le confort quotidien.

c) action sur la sphère respiratoire. De manière douce et indirecte avec le choix approprié d’huiles essentielles, on pourra agir pour favoriser un plus grand confort respiratoire.

d) action insectifuge.

Les diffusions aromatiques ne sont pas anodines en raison de la puissance d’action des huiles essentielles d’une part et d’autre part de l’exposition aux composés volatiles des molécules des essences aromatiques. C’est pourquoi il est important, et même primordial, de respecter scrupuleusement certaines précautions pour réaliser des diffusions atmosphériques en toute sécurité.

Précaution n°1 : connaître les huiles essentielles interdites d’utilisation en diffusion

En fonction de l’objectif que l’on vise dans la diffusion atmosphérique, vous le devinerez aisément, les huiles essentielles que l’on choisira seront très différentes.

Dans tous les cas, retenez bien une information très importante : certaines huiles essentielles ne doivent pas être utilisées en diffusion.
Il s’agit de celles qui sont composées

  • de phénols
  • d’aldéhydes aromatiques

Pourquoi ? Parce que ces molécules sont dermocaustiques, autrement dit irritantes et/ou asséchantes des muqueuses. Or, par le biais de la diffusion les molécules aromatiques vont toucher les muqueuses nasales, mais aussi celles de la trachée, de l’œsophage et des poumons. Pour ne pas soumettre ces muqueuses à un risque de dermocausticité avéré, il est interdit de diffuser des huiles essentielles riches en ces molécules.

Sur le flacon d’une huile essentielle de qualité, les composés biochimiques majoritaires doivent impérativement être indiqués. Par conséquent, si vous voyez marqué : thymol, carvacrol, chavicol, eugénol, myristicine, cinnamaldéhyde, cuminaldéhyde, vous saurez qu’il vaut mieux éviter de les utiliser en diffusion.

Attention : On ne confondra pas les aldéhydes aromatiques (comme le cinnamaldéhyde qui est le composé principal de la cannelle) qui sont hautement dermocaustiques et donc strictement interdits en diffusion, avec les aldéhydes terpéniques (comme le citronnellal qui compose l’huile essentielle de citronnelle ou de géranium) qui eux, sont parfaitement inoffensifs en diffusion.

Parmi celles-ci, je citerai les plus courantes : cannelle de Chine ou cannelle de Ceylan, clou de girofle, cumin des près, fenouil doux, noix de muscade, origan compact, sarriette des montagnes, thym saturéoïde, thym à thymol …

À noter que le niaouli est composé de benzaldéhyde qui est une molécule aux propriétés antitumorales de la famille des aldéhydes aromatiques ; néanmoins elle est présente en très faible concentration ce qui rend possible la diffusion atmosphérique de niaouli. Et c’est tant mieux ! car cette huile essentielle est une des reines pour dégager les voies respiratoires.

Précaution n°2 : une bonne diffusion atmosphérique est de courte durée.

Je vois souvent des personnes qui sont tentées de diffuser des parfums d’ambiance et huiles essentielles sur une longue période ou d’utiliser des sprays parfumés toutes les 5 minutes. Fort mauvaise idée !

Comme l’a rappelé dernièrement l’ANSES , l’agence nationale de sécurité sanitaire, spray et diffuseurs propulsent en suspension dans l’air des COV : composés organiques volatiles … qui ne sont pas anodins, puisque s’ils vont chatouiller nos narines pour nous procurer le plaisir du parfum que l’on recherche, ces composés pénètrent aussi dans nos poumons, gorge, œsophage, bronches, … Plus on soumet nos muqueuses à ce type d’exposition dans la durée, plus les risques d’irritabilité desdites muqueuses augmentent.

En conséquence, lorsqu’il s’agit d’huiles essentielles – ou de parfum de synthèse, mais là je ne veux même pas en parler tant c’est une horreur ! – il est amplement suffisant de diffuser sur une durée de 15 minutes pour une petite pièce (taille d’une chambre de 15m2 ou moins) et de 30 minutes pour une grande pièce. Le parfum persistera bien après l’arrêt de la diffusion, de même que le bénéfice des molécules aromatiques actives.

L’idéal est de procéder à une diffusion séquentielle. Cela est possible lorsque le diffuseur à froid est équipé d’un programmateur adéquat : celui-ci permettra de diffuser pendant 5 à 15 secondes toutes les 2 à 3 minutes sur une durée de 20 minutes. C’est de loin la meilleure méthode à privilégier.

Dans tous les cas, et même avec la méthode séquentielle, on veillera à ne pas excéder une heure de diffusion totale par jour dans une même pièce.

 

Précaution n°3 : vigilance avec les enfants, les asthmatiques, les épileptiques et les personnes âgées fragiles.

Vous l’avez vu dans les points 1 et 2, la diffusion atmosphérique d’huiles essentielle n’est pas anodine puisque les composés volatiles affectent nos muqueuses. C’est la raison première pour laquelle le praticien en aromathérapie interdit aux jeunes enfants, aux asthmatiques et personnes fragiles de s’exposer directement à la diffusion. En effet, ceux-ci ont des muqueuses qui sont soit en cours de formation pour les enfants, soit dans un état sensible voire dégradé pour les autres.

Les personnes souffrant d’épilepsie ne doivent pas être exposées à la diffusion atmosphérique d’huiles essentielles du fait que les molécules actives de celles-ci pénètrent le cerveau et ont un impact sur le système nerveux.

Il ne faudra donc pas effectuer la diffusion pendant que ces personnes sont présentes dans la pièce.

On procède à la diffusion avant et on arrête celle-ci quand les personnes fragiles entrent dans la pièce. Exemple, pour un enfant de moins de 7 ans : si celui-ci se couche à 20h, on fera la diffusion dans sa chambre à 19h45 et on stoppe le diffuseur à 20h, au moment de le mettre au lit. Il bénéficiera tout de même du parfum et des bienfaits des huiles essentielles diffusées. D’ailleurs, la diffusion aromatique est particulièrement indiquée pour faciliter le sommeil des enfants agités ou anxieux.

Petite précision : c’est la même chose si on utilise un spray acheté dans le commerce : on ne pschiiit pschiiit pas en présence de ces personnes fragiles ! Croyez-moi d’expérience : j’ai souffert pendant 20 ans d’asthme chronique et je me souviens encore de ce qu’un spray provoquait dans mes poumons en terme d’inconfort !

Précaution n°4 : le choix du diffuseur est très important pour votre sécurité et votre bien-être.

Dans le commerce, il existe une multitude d’offres pour parfumer son intérieur, entre autres  :

  • le spray aux 40 000 huiles essentielles, parfaitement inutile (oui les huiles aiment travailler en synergie, mais elles n’ont pas besoin d’être un régiment pour être efficace, au contraire !).
  • la bougie parfumée : alors là …. Si vous voulez un petit conseil : laissez-la en rayon et ne l’apportez pas chez vous ! D’abord parce que la plupart du temps il s’agit de parfum de synthèse, donc vraiment vraiment aucun intérêt si ce n’est exposer nos récepteurs olfactifs et nos muqueuses pulmonaires à encore plus de produits chimiques. Ensuite, parce que la combustion (fumée) désagrège les molécules, les fait changer de nature et pas forcément dans le bon sens.
  • Le brûle-parfum à bougie : mignon, économique, objet décoratif éventuellement fait-main … il n’est pas du tout adapté à la diffusion d’huiles essentielles pour la raison que je viens de vous citer : chaleur et combustion ne sont pas bénéfiques pour les molécules aromatiques !

Pour diffuser en toute sécurité et en toute efficacité des huiles essentielles de qualité, le bon choix sera d’opter :

  • soit pour un spray fait maison
  • soit pour un diffuseur à froid .

Et pour tous les détails sur la manière de bien choisir son diffuseur, je vous invite à lire cet autre article que j’ai écrit sur le sujet : CLIC

Précaution n°5 : respecter les quantités d’huiles essentielles indiquées sur votre diffuseur.

Les quantités d’huiles essentielles à mettre dans le diffuseur sont variables en fonction du type de diffuseur choisi. C’est pourquoi il est important de bien lire la notice pour en respecter scrupuleusement les consignes. On peut en mettre moins … mais jamais davantage !

Dans les synergies aromatiques que je vous propose sur ce blog, la quantité d’huiles essentielles est de 3 à 12 gouttes par diffusion. Je vous conseille donc d’adapter les proportions en fonction de votre matériel de diffusion et de la qualité de vos huiles essentielles.

Soyez vigilante en achetant votre diffuseur, car certains sont vraiment gourmands et cela risque de vous revenir cher.

Rappelez-vous qu’il y inutile d’avoir un diffuseur de grande capacité (300 ml et +) capable de fonctionner pendant 4 à 6 heures ! Par ailleurs, je vous recommande aussi de bien vérifier que ce diffuseur accepte bien les huiles essentielles pures et non modifiées. Si ce n’est pas le cas … passez votre chemin.

Précaution n°6 : soyons attentionnée avec nos animaux de compagnie.

Amoureuse des animaux que je suis, c’est une précaution que j’estime importante d’avoir à l’esprit ! Nos animaux domestiques, chiens et chats pour ne citer qu’eux, ont des attributs olfactifs bien plus développés que les nôtres. Ils seront donc très fortement impactés par la diffusion atmosphérique d’essences parfumées.

Je me permets donc quelques recommandations en la matière :
a) offrez-leur la possibilité de sortir de la pièce dans laquelle vous réalisez la diffusion
b) ne placez pas le diffuseur à proximité immédiate de leur niche, panière, coussin, litière ou gamelles.
c) observez leurs réactions : il se peut qu’ils supportent très mal certains parfums. Dans ce cas, peut-être pourriez-vous envisager de vous en passer si l’animal ne peut pas quitter la pièce ou la maison.

Mon chien, par exemple, DÉTESTE l’horreur de la cigarette (c’est un chien intelligent qui est très attentif à la santé d’autrui ! hi hi hi) et il n’est pas fan de la menthe poivrée non plus. Par contre, il adore l’ylang ylang et la lavande (c’est un chien zen ! hi hi hi).

Précaution n°7 : On aère !

Un des intérêts notables de la diffusion aromatique, en sus de ceux que je vous ai cités en début d’article, réside dans le fait que les molécules aromatiques vont capter les excès d’ions positifs … Ions positifs qui lorsqu’ils sont en excès sont négatifs pour nous en ce sens qu’ils entraînent fatigue, maux de tête, mauvaise humeur, coup de blues, etc.

Pour profiter de cette capture nous permettant de les éliminer, encore faut-il que les molécules puissent s’échapper en entraînant avec elles ces ions positifs : il faut donc pour cela aérer la pièce pour qu’elles soient expulsées à l’extérieur.

Aérer la pièce, c’est aussi important pour éviter la stagnation et la saturation de COV dans l’air ambiant, et là il ne s’agit pas seulement des molécules volatiles des huiles essentielles mais également de tous les composés volatiles contenus dans les peintures, les produits d’entretien ménagers, la pollution, etc.

En hiver, c’est tout aussi primordial d’assurer une aération régulière voire quotidienne du lieu de vie … même si je vous avoue que personnellement, j’évite quand la température affiche -25°C ou plus bas (ce qui arrive souvent quand on vit au Québec …) !

Diffusion aromatique : mon rituel d’élaboration de mes synergies

Pour réaliser vos diffusions atmosphériques, sachez que vous choisir de diffuser une seule huile essentielle ou bien de préparer une synergie.
Votre choix d’huiles essentielles sera fonction de l’objectif que vous recherchez : de la relaxation, de la stimulation, l’endormissement, une sensation de fraîcheur, un assainissement de l’air ambiant, etc.

Il y a des années en arrière, j’avais fait un mini stage de parfumerie. Les souvenirs que j’en ai gardé ont orienté ma manière d’aborder la création de synergie aromatique en diffusion : j’aime y marier des notes différentes pour bénéficier d’un parfum structuré et inspirant … sans oublier la toute petite touche supplémentaire qui va venir « fixer » le parfum, autrement dit faire en sorte que sa perception olfactive dure plus longtemps.

Un trio classique en parfumerie aromatique est Bois – Agrume – Fleur, que l’on fera varier d’intensité en fonction du résultat olfactif recherché. Ce n’est pas le seul, mais c’est une base que j’utilise beaucoup.

Exemple avec un grand classique pour assainir l’air :
– 4 gouttes d’huile essentielle de ravintsara (cinnamomum camphora)
– 6 gouttes d’essence de citron (citrus limonum zeste)
– 3 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (lavandula spica)

Pour des ambiances plus masculines, je remplace le côté floral par des épices (gingembre, poivre noir, coriandre, cardamome, vanille …) ou par des essences de la famille des lamiacées (menthe poivrée ou des champs, romarin à cinéole, marjolaine des jardins, etc).

Un exemple que j’apprécie, parmi d’autres, dans un esprit dynamisant :
– 6 gouttes d’huile essentielle de sapin baumier (abies balsamea)
– 4 gouttes d’essence de mandarine rouge zest (citrus reticulata)
– 3 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole (rosmarinus officinalis CT cineole)

Maintenant que vous êtes bien informée, je vous souhaite une belle expérience de bien-être olfactif !

By |2018-10-22T19:24:23-05:00août 3rd, 2018|Aromathérapie, Vie pratique|0 Comments

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